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Franck Krawczyk

Benjamin Britten


5 juillet 1969

Compositeur français, Franck Krawczyk étudie le piano avec Stefan Popovici et Serge Petitgirard, l'harmonie et le contrepoint avec Alain Bernaud et Michel Merlet, l'analyse avec Claude Helffer et la composition électroacoustique avec Philippe Manoury et Denis Lorrain. Premier prix de composition au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon dans la classe de Gilbert Amy et Robert Pascal, Franck Krawczyk est lauréat du Prix Hervé Dugardin à la suite de la création de Ruines.

Depuis 1994, il est professeur de musique de chambre dans cet établissement et il fonde, en 1996, avec Jacques Aboulker, l'ensemble Haute Trahison, rebaptisé ensuite Anamorphose. Ses premières compositions sont consacrées au piano et aux cordes, puis il s'intéresse à l'effectif choral et effectue également de nombreuses transcriptions d'oeuvres classiques, notamment pour la musique de scène.

Il a reçu des commandes du Festival d'automne à Paris, de Radio-France, du Musée du Louvre, du Haut-conseil culturel Franco-Allemand. Ses oeuvres ont été créées par le Quatuor Arditti, le Trio BWV, le Sextuor Schoenberg, Claude Helffer, Xavier Gagnepain et Gilbert Amy.

En 2001, il rencontre Christian Boltanski et réalise alors des compositions en liaison avec d'autres disciplines artistiques et de nombreuses installations. Citons parmi ses oeuvres, définitivement exemptes d'électroacoustique : Kammerkonzert pour piano et ensemble instrumental (1989), Quasi una Sonata pour piano (1996), Ruines pour orchestre (2000, Prix Hervé Dugardin).

5 oeuvres vocales

  • Huitième nuit pour choeur. Création : 26/11/2000 - Choeur Accentus, Laurence Equilbey. Paris, Théâtre des Bouffes du Nord, Festival d'automne (32 ans)
  • O Mensch! pour accordéon, cornes de brume, boîtes à musique et voix d'enfants d'après Gustav Mahler en collaboration avec Christian Boltanski. Création : 22/10/2003 à Paris, Point P, Festival d'automne (34 ans)
  • Polvere installation sonore pour violoncelle, ensemble instrumental et choeur, installation de Christian Boltanski. Création : 06/02/2010 au Grand Palais de Paris (41 ans)
  • Miroir noir concert à deux espaces pour deux choeurs et récitant, d'après le chant IV de l'Enfer de Dante. Création : 27/06/2011 à Bologne, Italie, Parco della Zucca, Museo per la Memoria di Ustiaca. Installation permanente de Christian Boltanski (42 ans)
  • Le choix des choeurs atelier de pratique chorale et Ensemble Vocal de Saint Quentin. Création : 24/06/2013 au Théâtre de Saint Quentin en Yvelines, Scène Nationale (44 ans).

Julien Joubert

Julien Joubert

1973


Compositeur français, Julien Joubert, né d'une famille de musiciens, étudie le violoncelle et le piano avant de s'orienter vers la composition.

Il crée essentiellement des comédies musicales, mais également de la musique symphonique et une soixantaine d'opéras pour enfants dont certains créés et enregistrés par la Maîtrise de Radio France.

Julien Joubert compose sa première comédie musicale Dans un café des bords de Loire en 1993, sur un texte de Gaël Lépingle avec lequel il collabore régulièrement.

Il est professeur au conservatoire d'Orléans et directeur musical de l'association «La musique de Léonie» qui propose des stages pour musiciens, instrumentistes et chanteurs de tous âges, et accompagne de nombreux projets, notamment avec les établissements d'enseignement.

Passionné par toutes les musiques, il lie modernité et émotion dans toutes ses activités musicales dans un constant souci d'accessibilité. Pour définir le travail de Julien Joubert, reprenons les mots de son ami Toni Ramon, ancien directeur de la Maitrise de Radio France : « En prenant la “variété” comme point de départ, en construisant à partir de repères simples un tissu polyphonique et rythmique de plus en plus complexe, on emmène le public à un ensemble riche avec plusieurs niveaux de compréhension».

5 dates

  • 1997 : Ariettes oubliées, d'après Paul Verlaine
  • 2006 : La cuisine de Josquin et Léonie, avec la Maîtrise de Radio France dirigée par Toni Ramon
  • 2009 : Le Lascaux de Léonard, pour chœur et orchestre symphonique
  • 2012 : Temps calme, comédie musicale (film) pour choeur et orchestre, créée avec Gaël Lépingle, orchestrée par Clément Joubert
  • 2013 : Les trois mousquetaires, comédie musicale écrite sur un texte de Gaël Lépingle d'après l'œuvre d'Alexandre Dumas. Elle sera interprétée en juin 2016 au Théâtre de Saint Quentin en Yvelines, scène nationale, par l'Ensemble Vocal de Saint Quentin en Yvelines associé à l’Atelier des choristes amateurs du Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, 6 classes d’écoles élémentaires des Yvelines, une classe de collège, et la maîtrise de Radio France, dirigée par Marie-Noëlle Maerten.

Jean Françaix

Jean Françaix Jean Françaix est né le 23 mai 1912 au Mans, d'une famille de musiciens. Son père Alfred Françaix, compositeur et pianiste, dirigea pendant seize ans le conservatoire du Mans où sa mère donnait des leçons de chant. Après des études chez son père, il partit pour Paris afin d'y étudier le piano et la composition. Il fut l'élève de Nadia Boulanger, professeur de tant de compositeurs français et américains. A 18 ans il reçut le premier prix de piano du Conservatoire de Paris. Huit ans plus tard, son Concertino pour piano et orchestre, exécuté à l'occasion du Festival de Musique de Chambre de Baden-Baden, lui valut son premier succès notable de compositeur. "Ce fut un triomphe tel qu'on le connaît rarement au cours d'une pareille réunion de spécialistes", rapporta Heinrich Strobel. "Après tant de musique problématique ou inauthentique, ce Concertino fut comme de l'eau fraîche qui jaillit de la source avec la spontanéité gracieuse de tout ce qui est naturel - et en même temps, comme la création d'un artiste doué d'une lucidité et d'une conscience rares de nos jours."

Jean Françaix a suivi la voie dans laquelle il s'était engagé avec ce Concertino gracieux et léger au rythme piquant, plein d'esprit et d'ingéniosité, dans ses oeuvres ultérieures : ballets et opéras, concertos et oeuvres chorales, musique de chambre, chansons et oeuvres pour piano.
Ne citons en exemple que les ballets Les Demoiselles de la Nuit (Anouilh), Le Roi nu (Lifar), Les Malheurs de Sophie et l'opéra de chambre Le Diable Boiteux.

Toutefois, Jean Françaix n'est pas toujours ce causeur aimable et brillant qui, d'un sourire ironique, couvre ses pensées et ses sentiments. Il a réalisé son but de "faire de la musique sérieuse sans gravité" (d'après une expression de lui-même) dans son oratoire L'Apocalypse selon Saint Jean qui témoigne d'un profond sentiment religieux, et dans son opéra La Princesse de Clèves (d'après le roman de Madame de la Fayette) où se présentent toutes les particularités de son style, qu'il a su perfectionner à l'extrême. C'est l'oeuvre d'un grand musicien qui aime Bach, Mozart et Schubert et qui, par sa culture et sa conception de l'art, est frère de Debussy et de Ravel.

Jean Françaix est mort à Paris en 1997.

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Philippe Raynaud

Philippe Raynaud

Elève de Michel Decoust, encouragé par Henri Dutilleux, sa démarche de composition demeure essentiellement guidée par la passion du phénomène sonore.

Son catalogue comporte essentiellement des oeuvres vocales, de musique de chambre, pour instruments solistes (dont un cycle pour instruments anciens), ou bien électroacoustiques.

Il a écrit des musiques de ballet à la demande de plusieurs chorégraphes. On lui doit également un opéra-ballet, Le géant égoïste, pour voix de basse solo, trio vocal, choeur d'enfants et quatuor de percussions, sur un livret d'Olivier Schneebeli d'après un conte d'Oscar Wilde. Philippe Nahon en a dirigé la création à Paris (2010).

Il a travaillé à de nombreuses reprises avec la poète Andrée Chédid et mis plusieurs de ses oeuvres poétiques en musique :

  • Le feu du dedans, pour choeur de jeunes filles, cor et orgue
  • Résister, pour soprano et violon
  • Pour un chant, cycle de sept poèmes pour trois récitantes, trois flûtes à bec sopranino solistes et 60 flûtes à bec
  • Visage, pour contre ténor, flûte à bec, théorbe, clavecin et viole de gambe.

Les artistes qui ont joué ou dirigé ses oeuvres : Adèle Auriol, Pierre Poragno, Pascal Clarhaut, Patrick Delabre, Renaud François, Philippe Frémont, Ophélie Gaillard, Sylvio Gualda, Valérie Hartmann-Claverie, Jérôme Granjon, Irène Jarsky, Valérie Josse, Sona Khochafian, Dominique Kim, Jean Leber, Saskia Lethiec, Jeanne Loriod, Thierry Miroglio, Philippe Nahon, Philippe Renard, Pascale Rousse-Lacordaire, Thibault Roussel, Raphaële Sémézis, Francis Vidil, Michelle Tellier, Françoise Thinat, l'Ensemble 2e2m, l'EVSQY, le Quatuor de Percussions du Capitole de Tousouse... En outre, Ophélie Gaillard va prochainement créer une oeuvre pour violoncelle et dispositif électroacoustique, Air iodé.

Il participe régulièrement à des "performances" le liant à son ami peintre Philippe Ségalard.

Il a également travaillé avec les chorégraphes Odile Azagury, Gilka Beclu-Geoffray, Isabelle Marion. De nombreuses commandes lui ont été faites, entre autres par le Ministère de la Culture, le Festival de Radio France à Montpellier, le Festival d'Angers, le Festival estival de Paris, la Maison des Pratiques Artistiques Amateurs de Paris (MPAA), la Biennale de l'Essonne. Par ailleurs, il a joué en soliste, en qualité d'ondiste, avec plusieurs orchestres et reçu le Grand Prix du disque en 1981 avec le sextuor Jeanne Loriod.

5 dates

  • 1981 Grand Prix du disque aux Ondes Martenot avec le sextuor Jeanne Loriod
  • 1997 Libre, pour violon et sons fixés, oeuvre créée et dédiée à Jean Leber à Chartres en 2002 ; CD INA-GRM - ACLAMA (2002)
  • 2010 création de son opéra Le géant égoïste à la MPAA (Maison des Pratiques Artistiques Amateurs) de Paris
  • 2014 création de Visage à la Salle du Jeu de Paume à Versailles
  • 2015 création de son propre site www.philipperaynaud.eu/biographie.html