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Josef Rheinberger

Josef Rheinberger



Vaduz (Liechtenstein) – 1839
Munich (Allemagne) - 1901


Considéré comme enfant prodige, il entre à douze ans au conservatoire de Munich où il produit rapidement de nombreuses œuvres. Il y restera jusqu'à la fin de ses jours comme professeur de piano, d'orgue et de composition.

Maître de chapelle à la Cour de Louis II de Bavière dès 1877, il compose des messes, motets et pièces pour orgue. Il compose également des pièces profanes (sonates, trios, quintettes, une symphonie, choeurs d'opéra).

Très connu comme professeur de composition, il reçoit notamment la croix de commandeur de l'ordre de la couronne de Bavière et le titre de docteur honoris causa de l'université de Munich.

5 oeuvres vocales

  • 1855 : Abendlied, opus 69, N°3 des Geistliche Gesänge (composé à 15 ans) pour six voix mixtes
  • 1865 : Wie lieblich sind deine Wohnungen, hymne d'après le psaume 84 opus 35, pour choeur, harpe et orgue
  • 1869 : Die sieben Raben (les sept corbeaux), son premier opéra, opus 20, inspiré du cycle d'aquarelles “Von den Sieben Raben” du peintre Moritz von Schwind (1804–1871)
  • 1878 : Cantus Missae , messe en mi bémol majeur, opus 109, pour deux choeurs a capella
  • 1890 : Der Stern von Bethlehem (l'Etoile de Bethleem) , cantate de Noël, opus 164, pour choeur mixte, ensemble instrumental et orgue
  • Heinrich Schütz

    Heinrich Schütz



    Köstritz (Allemagne) – 1585
    Dresde (Allemagne) - 1672


    Il apprend la musique comme choriste dans la chapelle de Hesse-Kassel puis part étudier à Venise sous la direction de Gabrieli en 1609 et y publie son livre de madrigaux italiens.

    A partir de 1617, il part à Dresde et devient organiste puis Kapellmeister de l'Electeur de Saxe et s'inspire du modèle italien pour introduire le nouveau style concertant.

    Lors d'un second voyage en Italie, il se familiarise avec le nouveau style monodique et étudie la technique de Monteverdi. Pendant la guerre de Trente ans, il se réfugie au Danemark et dans différentes cours d'Allemagne. De retour à Dresde, il réorganise la chapelle électorale et conserve son poste jusqu'à sa mort.

    Imprégné de l'art italien avec Gabrieli et Monteverdi, il reste attaché au style polyphonique ancien. Son adaptation du style monodique à la langue allemande, lui permet de créer un style de cantate et un style d'oratorio ouvrant la voie à Jean-Sébastien Bach. Il fut le premier à traiter les instruments dans un esprit symphonique et fut l'auteur du premier opéra allemand.

    5 oeuvres vocales

  • 1611 : Madrigaux italiens
  • 1627 : Dafne , opéra
  • 1662 : Les sept paroles du Christ , pour petit ensemble vocal et instrumental
  • 1664 : Weihnachts-Historie (Oratorio de Noël), pour soli, choeurs et instruments
  • 1668 : Passion selon Saint-Jean, a cappella.
  • Giovanni Pierluigi Da Palestrina

    Heinrich Schütz



    Palestrina (Italie) – 1525
    Rome (Italie) - 1594


    Il entre comme enfant de choeur dans la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure en 1936 à la mort de sa mère, et étudie les maîtres des écoles franco-flamandes et italiennes comme Josquin des Prés, Pierre de la Rue, Jean Mouton. Il occupe ensuite la place d'organiste et maître de chant à Palestrina entre 1544 et 1551. En 1555, il se fait nommer maître de chapelle à Saint-Jean-de-Latran à Rome puis maiître de chapelle à Sainte-Marie-Majeure à partir de 1561.

    Dans la même période, il enseigne la musique au séminaire de Rome et organise les festivités musicales du Cardinal d'Este. En 1570, il reprend ses anciennes fonctions de maître de la chapelle Giulia, et entreprend la réforme du répertoire grégorien, dont la polyphonie est jugée trop complexe.

    En 1571, il reprend son poste de maître de musique à Saint-Pierre-de-Rome qu'il gardera jusqu'à sa mort. Après le décès de sa femme et de deux de ses enfants d'une épidémie de peste, il se remarie en 1581 avec une riche veuve, et peut ainsi publier sa musique et créer ses plus belles œuvres.

    Palestrina est considéré comme le garant de la tradition en synthétisant l'art contrapuntique du XVIème siècle dans son œuvre essentiellement vocale et religieuse. Il suit les consignes pontificales dans l'intelligibilité du texte, et la soumission de la musique au message liturgique.

    5 oeuvres vocales

  • 1562 : Messe du Pape Marcel, composée pour six voix et bâtie sur le thème de l'Homme armé
  • 1581-1594 : Madrigaux spirituels (56)
  • 1588 : Les Lamentations de Jérémie (15) , à quatre voix
  • 1589 : Hymnes, à quatre voix
  • 1593 : Offertoires (66), à cinq voix.
  • Perotin le Grand

    Perotin Le Grand

    France, vers 1160-vers 1238

    Surnommé Magister Perotinus discantor optimus et considéré come le successeur de Maître Léonin, il est l'un des principaux déchanteurs (qui ajoutent un contrechant au-dessus du plain-chant) de l'école dite de Notre Dame à Paris, dès la fin du XIIème siècle. On lui attribue le mérite d'avoir utilisé pour la première fois l'imitation, principe à l'origine de la polyphonie, et également le canon et la fugue.

    Connu pour sa musique sacrée, il écrit sur des textes para-liturgiques de Philippe le Chancelier au début du XIIème siècle.

    On lui attribue la composition vers 1199 des imposantes pièces (quadruples) Viderunt omnes et Sederunt principes, principaux manuscrits de l'Ecole de Notre Dame.

    5 œuvres vocales

    • 1199 : Viderunt omnes
    • date inconnue : Alleluia Posui adjutorium , organum à trois voix
    • 1200 : Alleluia Nativitas, à trois voix
    •  vers 1200 : Dum sigillum summi Patris , conduit à deux voix
    • vers 1220 : Beata viscera («Entrailles bienheureuses»), conduit à une voix sur un texte de Philippe le Chancelier.